La gravure ? Elle représente pour moi l’association idéale entre la rigueur
du savoir-faire artisanale et la liberté de l’imagination créative.

Mon thème ? Il est indubitablement lié à la notion de cycles.
Celui de la vie conjuguant perpétuel devenir et éternel recommencement,
celui de la terre virant inlassablement du vert au brun, de la matière organique transformée en l’humus par le travail opiniâtre de cohortes d’insectes et d’organismes.
Un monde vivant presque invisible mais qui apporte un surcroit de joie
et de vie à qui sait s’y attarder et se réjouir par la diversité de leurs formes
et de leurs somptueuses couleurs.

Mon herbier ?
L’association de plantes réelles ou rêvées et des parties anatomiques du corps humain. Car la frontière entres elles et nous est tenue et aussi car la plupart d’entre elles, recueillies lors de leur floraison, puis séchées, nous sont bénéfiques.
Un texte d’ailleurs accompagne chaque gravure en indiquant leurs propriétés,concrètes ou simplement imaginées.
Car c’est aussi une œuvre foncièrement fictive, celle d’un célèbre explorateur Cedrus Libanibar qui parcourut monts et vallées d’un territoire encore vierge en quête de plantes inconnues. Parti pour ne jamais revenir, il ne nous est resté de son passage que quelques malles où, par bonheur, étaient conservés ses précieux herbiers que je me suis empressée de retranscrire le plus fidèlement possible à l’eau-forte.

Planète bleue : Champs II - Eau-forte : 20 x 20 cm
Planète bleue : Champs II - Eau-forte : 20 x 20 cm

Les planètes ? Nul besoin de longs discours. L’état de la nôtre me désespère quand je n’y vois que villes tentaculaires et triomphantes, champs exsangues à perte de vue et sécheresse des âmes qui nous dirigent.